Prévisions du cours USD/CAD : la paire dépasse 1,4050 et vise les moyennes mobiles

  • L’USD/CAD pourrait reculer vers la borne inférieure du biseau descendant, autour de 1,3950.
  • L’indice de force relative à 14 jours évolue autour de 45, témoignant d’une dynamique baissière.
  • La paire teste la zone de confluence des résistances immédiates formée par les MME à 50 et à neuf jours, situées respectivement à 1,4066 et 1,4067.

L’USD/CAD progresse pour la troisième séance consécutive et s’échange autour de 1,4060 durant la séance européenne mercredi. La Banque du Canada (BdC) devrait relever son taux d’intérêt de 25 points de base plus tard dans la journée.

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L’analyse technique du graphique journalier montre que le cours de la paire reste inscrit dans un biseau descendant, ce qui laisse entrevoir une possible cassure haussière à mesure que la dynamique vendeuse s’essouffle.

La paire USD/CAD conserve un biais baissier à court terme, le cours au comptant évoluant difficilement juste sous un groupe resserré de moyennes mobiles exponentielles (MME). La MME à 50 jours, proche de 1,4066, et celle à neuf jours, autour de 1,4068, constituent des résistances immédiates.

La paire USD/CAD est passée sous ces indicateurs de tendance après avoir échoué à se maintenir près de ses récents sommets, tandis que l’indice de force relative (RSI) à 14 jours, autour de 45, suggère une dynamique baissière persistante plutôt qu’une véritable situation de survente.

À la baisse, la paire USD/CAD pourrait reculer vers la borne inférieure du biseau descendant, autour de 1,3950. Une cassure sous le biseau pourrait accentuer la pression baissière sur la paire et la ramener vers la zone du plus bas de cinq mois à 1,3732, enregistré le 21 mai. Un autre support se situe à 1,3481, le niveau le plus bas depuis octobre 2024.

La paire USD/CAD teste la zone de confluence des résistances immédiates formée par les MME à 50 et à neuf jours, situées respectivement à 1,4066 et 1,4067, qui coïncide avec la borne supérieure du biseau descendant. Une poursuite de la hausse au-dessus de cette zone ouvrirait la voie à un retour vers le sommet de près de 18 mois à 1,4299, enregistré le 14 octobre.

Chart Analysis USD/CAD
USD/CAD : graphique journalier

Un statu quo de la Fed est attendu dans l’immédiat, mais une hausse en décembre reste envisageable

Les stratégistes d’ABN Amro s’attendent à ce que la Fed maintienne ses taux inchangés lors de la réunion de cette semaine, tout en signalant « un certain risque de votes dissidents en faveur d’une politique plus restrictive », même si les responsables monétaires s’abstiennent de modifier les taux. Ils reconnaissent que « l’inflation reste trop élevée », mais estiment que « le caractère moins généralisé des hausses de prix et le ralentissement du marché du travail donnent à la Fed la latitude d’attendre ». Reflétant ce changement de ton, ils notent que les marchés ont « fortement réduit la probabilité d’une hausse en octobre et n’intègrent plus pleinement une hausse en décembre ». ABN Amro continue néanmoins de prévoir « une dernière hausse de 25 points de base en décembre, suivie d’une période prolongée de statu quo ».

La réunion de la BdC reste ouverte et pourrait réserver une surprise

Les analystes de MUFG/BTMU soulignent que les anticipations de marché concernant la décision de la BdC d’aujourd’hui impliquent actuellement « une probabilité de 80 % d’une hausse des taux », un niveau qui, selon eux, « ne permet pas encore de considérer cette hausse comme acquise et laisse place à une surprise ». Ils estiment que, même si les investisseurs penchent pour un nouveau relèvement de la BdC, l’issue reste suffisamment incertaine pour que cette réunion demeure un rendez-vous ouvert pour les marchés.

(L’analyse technique de cet article a été rédigée avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle. En savoir plus.)

Questions fréquentes sur le dollar canadien

Les principaux facteurs qui influencent le dollar canadien (CAD) sont le niveau des taux d’intérêt fixé par la Banque du Canada (BdC), le prix du pétrole, premier produit d’exportation du Canada, la santé de l’économie canadienne, l’inflation et la balance commerciale, qui correspond à la différence entre la valeur des exportations et celle des importations du pays. D’autres facteurs entrent en jeu, notamment le sentiment de marché : les investisseurs privilégient-ils les actifs plus risqués (appétit pour le risque) ou recherchent-ils des valeurs refuges (aversion au risque) ? L’appétit pour le risque est favorable au CAD. Les États-Unis étant le premier partenaire commercial du Canada, la santé de l’économie américaine est également un facteur déterminant pour le dollar canadien.

La Banque du Canada (BdC) exerce une influence importante sur le dollar canadien en fixant le niveau des taux d’intérêt auxquels les banques peuvent se prêter entre elles. Cela influe sur le niveau des taux d’intérêt pour l’ensemble des acteurs économiques. L’objectif principal de la BdC est de maintenir l’inflation entre 1 et 3 % en ajustant les taux d’intérêt à la hausse ou à la baisse. Des taux d’intérêt relativement élevés tendent à soutenir le CAD. La Banque du Canada peut également recourir à l’assouplissement quantitatif et au resserrement quantitatif pour agir sur les conditions de crédit, le premier étant défavorable au CAD et le second lui étant favorable.

Le prix du pétrole est un facteur déterminant pour la valeur du dollar canadien. Le pétrole étant le premier produit d’exportation du Canada, son prix tend à avoir un effet immédiat sur la valeur du CAD. En général, lorsque le prix du pétrole augmente, le CAD s’apprécie également, car la demande globale pour cette devise s’accroît. L’inverse se produit lorsque le prix du pétrole baisse. Des prix du pétrole plus élevés tendent aussi à accroître la probabilité d’un excédent commercial, ce qui soutient également le CAD.

Si l’inflation a traditionnellement été considérée comme un facteur défavorable à une devise, puisqu’elle réduit la valeur de la monnaie, l’inverse s’observe en réalité à l’époque moderne avec l’assouplissement des contrôles sur les mouvements transfrontaliers de capitaux. Une inflation plus élevée tend à inciter les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt, ce qui attire davantage de capitaux d’investisseurs internationaux à la recherche de placements rémunérateurs. Cela accroît la demande pour la monnaie locale, qui est le dollar canadien dans le cas du Canada.

Les publications de données macroéconomiques permettent d’évaluer la santé de l’économie et peuvent avoir un effet sur le dollar canadien. Des indicateurs tels que le PIB, les indices PMI du secteur manufacturier et des services, l’emploi et les enquêtes sur la confiance des consommateurs peuvent tous influer sur l’évolution du CAD. Une économie solide est favorable au dollar canadien. Elle attire non seulement davantage d’investissements étrangers, mais peut aussi inciter la Banque du Canada à relever ses taux d’intérêt, ce qui renforce la devise. À l’inverse, si les données économiques sont faibles, le CAD est susceptible de reculer.