
Le Dr Vincent Stamer, de Commerzbank, analyse la solide performance économique de l’Espagne, dont le PIB devrait progresser de 2,6 % en 2026, bien plus rapidement que celui des autres économies de la zone euro. Il attribue cette dynamique à une croissance potentielle plus élevée, portée par l’immigration et les réformes du marché du travail, mais prévient que ces facteurs favorables atteignent leur point culminant. Les risques politiques et ceux liés au marché obligataire devraient ainsi ramener la croissance sous les 2 % l’an prochain.

« L’économie espagnole progresse à un rythme annuel moyen légèrement inférieur à 3 % depuis 2023 et devrait également enregistrer une croissance de 2,6 % cette année. Cela signifie que l’activité économique en Espagne a augmenté près de trois fois plus vite que dans le reste de la zone euro. Quelles en sont les raisons et quelles sont les perspectives ? »
« Il est très probable que le PIB espagnol ne progresse désormais plus au-delà de son rythme potentiel. La croissance potentielle, quant à elle, se trouve vraisemblablement à son sommet et va maintenant commencer à ralentir. Le cercle vertueux associant croissance, baisse du chômage structurel et hausse de la productivité pourrait s’essouffler. »
« Par ailleurs, le solde migratoire diminue lui aussi par rapport à la population espagnole, qui ne cesse de croître. Cela freine la croissance potentielle exprimée en pourcentage, si bien que celle-ci devrait, d’ici à 2030, être inférieure d’un bon point de pourcentage à son niveau actuel. »
« La croissance espagnole devrait rester vigoureuse pour le moment, mais elle pourrait déjà être moins soutenue qu’au premier semestre de cette année. Après une forte progression de 2,6 % cette année, le taux de croissance pourrait passer sous les 2 % l’an prochain. L’Espagne reste ainsi la plus performante des grandes économies de la zone euro. »
(Cet article a été rédigé avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un rédacteur. En savoir plus.)