
Le NZD/USD s’apprécie pour la deuxième journée consécutive et s’échange autour de 0,5650 durant la séance asiatique de jeudi. La paire a gagné du terrain alors que le dollar américain (USD) subissait de fortes pressions vendeuses après une large victoire démocrate aux élections américaines de mi-mandat. Ce résultat a donné aux démocrates le contrôle des deux chambres du Congrès et suscité des inquiétudes quant à un éventuel blocage politique à Washington. Par ailleurs, les anticipations d’une fin rapide du conflit au Moyen-Orient ont entraîné une forte baisse des cours du pétrole, accentuant la pression baissière sur le billet vert.

Toutefois, les pertes du dollar américain pourraient être limitées, la résilience des données économiques nationales ayant renforcé les anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale. Le rapport ADP sur l’emploi a fait état de 86 000 créations d’emplois dans le secteur privé en octobre, dépassant les 69 000 attendues, malgré la révision à la baisse du chiffre de septembre, de 90 000 à 86 000. Dans le même temps, l’indice ISM des services a légèrement reculé, passant de 54,9 à 54,5, soit juste en dessous des 54,8 prévus, tout en restant nettement en zone d’expansion.
Ces indicateurs économiques solides entretiennent les anticipations de durcissement monétaire, l’outil CME FedWatch indiquant que les marchés intègrent une probabilité de près de 82 % d’une nouvelle hausse des taux en décembre. Les investisseurs attendent désormais les prochains indicateurs économiques clés, notamment les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis jeudi et le rapport sur l’emploi non agricole (NFP) vendredi.
Cependant, le potentiel de hausse de la paire NZD/USD reste limité, le dollar néo-zélandais étant confronté à des facteurs défavorables sur le plan intérieur. Les dernières données sur le marché du travail ont incité les investisseurs à réduire leurs paris sur une hausse des taux de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) en décembre. La probabilité implicite de marché est ainsi passée sous les 50 %, contre environ 75 % en début de semaine. L’attention des marchés se tourne désormais vers les élections législatives néo-zélandaises de samedi, pour lesquelles les sondages annoncent un scrutin serré entre la coalition de centre droit au pouvoir, menée par le Parti national, et les partis d’opposition emmenés par le Parti travailliste.
Sur le graphique journalier, le NZD/USD s’échange à 0,5650. La paire conserve un biais baissier à court terme, le cours au comptant restant sous la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 50 jours, ce qui maintient intacte la tendance baissière de fond. Toutefois, le cours évolue juste au-dessus de l’EMA à neuf jours, laissant entrevoir une timide tentative de stabilisation après les pertes récentes. L’indice de force relative (RSI) à 14 jours s’est redressé vers une zone neutre, à 47,8, ce qui suggère que la pression vendeuse n’est plus extrême, mais que la dynamique haussière demeure limitée pour l’instant.
À la hausse, la première résistance se situe au niveau de l’EMA à 50 jours, à 0,5693. Une clôture journalière au-dessus de cet obstacle serait nécessaire pour atténuer la pression baissière dominante. À la baisse, le support immédiat est constitué par l’EMA à neuf jours, à 0,5638 ; une cassure sous ce niveau exposerait la paire à de nouvelles ventes, renforçant la configuration baissière de fond, tandis que la dynamique ne reste que légèrement négative.
(L’analyse technique de cet article a été rédigée à l’aide d’un outil d’IA. En savoir plus.)
Le dollar néo-zélandais (NZD), également appelé « Kiwi », est une devise bien connue des investisseurs sur le marché des changes. Sa valeur dépend principalement de la santé de l’économie néo-zélandaise et de la politique de la banque centrale du pays. Toutefois, certaines particularités peuvent également faire évoluer le NZD. Les performances de l’économie chinoise ont tendance à influencer le Kiwi, car la Chine est le premier partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande. De mauvaises nouvelles concernant l’économie chinoise se traduisent probablement par une baisse des exportations néo-zélandaises vers ce pays, ce qui pèse sur l’économie et, par conséquent, sur sa monnaie. Les prix des produits laitiers constituent un autre facteur influençant le NZD, ces produits représentant le principal poste d’exportation de la Nouvelle-Zélande. Des prix élevés des produits laitiers augmentent les recettes d’exportation, ce qui soutient l’économie et, par conséquent, le NZD.
La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) vise à atteindre et à maintenir un taux d’inflation compris entre 1 % et 3 % à moyen terme, en privilégiant un niveau proche du point médian de 2 %. À cette fin, elle fixe un niveau de taux d’intérêt approprié. Lorsque l’inflation est trop élevée, la RBNZ relève ses taux pour freiner l’économie, mais cette mesure fait également monter les rendements obligataires, ce qui incite davantage les investisseurs à investir dans le pays et soutient ainsi le NZD. À l’inverse, une baisse des taux d’intérêt tend à affaiblir le NZD. Le différentiel de taux, c’est-à-dire l’écart entre les taux néo-zélandais, actuels ou anticipés, et ceux fixés par la Réserve fédérale américaine, peut également jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la paire NZD/USD.
Les publications de données macroéconomiques en Nouvelle-Zélande sont essentielles pour évaluer l’état de l’économie et peuvent influer sur la valeur du dollar néo-zélandais (NZD). Une économie solide, caractérisée par une croissance élevée, un faible chômage et une confiance forte, est favorable au NZD. Une croissance économique soutenue attire les investissements étrangers et peut inciter la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande à relever ses taux d’intérêt si cette vigueur s’accompagne d’une inflation élevée. À l’inverse, si les données économiques sont faibles, le NZD est susceptible de se déprécier.
Le dollar néo-zélandais (NZD) a tendance à se renforcer pendant les périodes d’appétit pour le risque, lorsque les investisseurs estiment que les risques sur l’ensemble des marchés sont faibles et se montrent optimistes quant à la croissance. Ce contexte tend à favoriser les perspectives des matières premières et des devises dites « matières premières », comme le Kiwi. À l’inverse, le NZD tend à s’affaiblir en période de turbulences sur les marchés ou d’incertitude économique, car les investisseurs ont alors tendance à vendre les actifs les plus risqués pour se tourner vers des valeurs refuges plus stables.