
L’argent (XAG/USD) poursuit son repli vendredi, perdant plus de 5 % et passant sous les 50 $ pour atteindre son plus bas niveau depuis novembre 2025. Le métal blanc est en passe de céder environ 18 % en octobre, ce qui constituerait sa plus forte baisse mensuelle depuis juin, lorsqu’il avait reculé de 22 %.

Ce repli s’inscrit dans un mouvement de faiblesse plus général des métaux précieux, l’or (XAU/USD) passant lui aussi sous les 4 000 $, à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis octobre 2025. Les métaux précieux subissent une forte pression vendeuse depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février, qui a provoqué une nette hausse des prix du pétrole et pousse les grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale (Fed), à relever leurs taux d’intérêt pour contenir l’inflation.
La hausse des coûts d’emprunt réduit l’attrait d’actifs tels que l’argent, qui ne verse aucun intérêt. Les opérateurs anticipent un nouveau relèvement des taux de la Fed en décembre, après que la banque centrale les a maintenus mercredi dans une fourchette de 3,75 % à 4,00 %.
L’argent s’échange désormais près de 60 % sous son record historique d’environ 121 $, atteint en janvier. Cette nouvelle phase de baisse pourrait également refléter des liquidations forcées, alors qu’un mouvement de vente des valeurs technologiques, lié aux dépenses massives dans l’IA, déstabilise les marchés financiers. Les investisseurs subissant des pertes sur d’autres actifs pourraient vendre des métaux précieux pour dégager des liquidités, tandis que le raffermissement généralisé du dollar américain (USD) accentue la pression.

Sur le graphique journalier, le XAG/USD poursuit sa chute, nettement sous les moyennes mobiles simples (SMA) à 50, 100 et 200 jours, ce qui renforce un biais clairement baissier. La ligne de tendance baissière dominante, désormais franchie à 60 $, reste un repère au-dessus des cours, tandis que les indicateurs de momentum soulignent la pression vendeuse : l’indice de force relative (RSI) à 14 périodes, à 23, se situe en zone de survente et l’indicateur de convergence-divergence des moyennes mobiles (MACD) reste sous zéro, en territoire négatif. Ces éléments suggèrent que la tendance baissière demeure à la fois forte et intacte, ce que confirme l’indice directionnel moyen (ADX), élevé, proche de 39.
À la hausse, la résistance immédiate se situe sur la barrière horizontale des 50 $, suivie de 55 $, avant la zone de la ligne de tendance franchie, autour de 60 $. Cette zone coïncide étroitement avec la SMA à 100 jours et la SMA à 50 jours à 61 $, qui forment ensemble un ensemble dense de résistances, tandis que la SMA à 200 jours, à 70,39 $, constitue un plafond structurel plus éloigné.
À la baisse, le prochain support se situe sur le niveau horizontal proche de 45 $, et de nouvelles pertes sont possibles si la pression vendeuse s’intensifie. Bien que le marché semble survendu, seule une reprise durable au-dessus de la zone des 50 à 55 $ commencerait à atténuer la pression baissière immédiate.
(L’analyse technique de cet article a été rédigée à l’aide d’un outil d’IA. En savoir plus.)
L’argent est un métal précieux très échangé par les investisseurs. Il a historiquement servi de réserve de valeur et de moyen d’échange. Bien qu’il soit moins prisé que l’or, les opérateurs peuvent se tourner vers l’argent pour diversifier leur portefeuille d’investissement, pour sa valeur intrinsèque ou comme couverture potentielle en période de forte inflation. Les investisseurs peuvent acheter de l’argent physique, sous forme de pièces ou de lingots, ou le négocier par l’intermédiaire de supports tels que les fonds négociés en bourse (ETF), qui suivent son cours sur les marchés internationaux.
Le cours de l’argent peut évoluer sous l’effet de nombreux facteurs. L’instabilité géopolitique ou les craintes d’une récession profonde peuvent le faire grimper en raison de son statut de valeur refuge, bien que dans une moindre mesure que pour l’or. En tant qu’actif sans rendement, l’argent tend à s’apprécier lorsque les taux d’intérêt baissent. Ses fluctuations dépendent aussi de l’évolution du dollar américain (USD), puisque l’actif est coté en dollars (XAG/USD). Un dollar fort tend à contenir le cours de l’argent, tandis qu’un dollar plus faible est susceptible de le faire monter. D’autres facteurs, comme la demande d’investissement, l’offre minière – l’argent est beaucoup plus abondant que l’or – et les taux de recyclage, peuvent également influer sur les prix.
L’argent est largement utilisé dans l’industrie, notamment dans des secteurs comme l’électronique ou l’énergie solaire, car il possède l’une des conductivités électriques les plus élevées parmi tous les métaux, supérieure à celles du cuivre et de l’or. Une forte hausse de la demande peut faire monter les prix, tandis qu’un recul tend à les faire baisser. La dynamique des économies américaine, chinoise et indienne peut également contribuer aux fluctuations des cours : aux États-Unis et, surtout, en Chine, les vastes secteurs industriels utilisent l’argent dans divers procédés ; en Inde, la demande des consommateurs pour ce métal précieux dans la joaillerie joue également un rôle clé dans la formation des prix.
Le cours de l’argent tend à suivre les mouvements de l’or. Lorsque le cours de l’or augmente, celui de l’argent suit généralement, car les deux métaux bénéficient d’un statut similaire de valeur refuge. Le ratio or/argent, qui indique le nombre d’onces d’argent nécessaires pour égaler la valeur d’une once d’or, peut aider à évaluer la valorisation relative des deux métaux. Certains investisseurs peuvent considérer qu’un ratio élevé indique que l’argent est sous-évalué ou que l’or est surévalué. À l’inverse, un ratio faible pourrait suggérer que l’or est sous-évalué par rapport à l’argent.