
Megan Greene, membre du Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d’Angleterre (BoE), a déclaré mardi être préoccupée par « l’estimation de la BoE concernant la croissance des salaires compatible avec l’objectif d’inflation », ajoutant qu’un ralentissement supplémentaire de la hausse des salaires était nécessaire pour atteindre l’objectif d’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC).
Megan Greene craint que l’orientation de la politique monétaire « ne soit pas suffisamment restrictive » et a ajouté que « les anticipations d’inflation sont ancrées au-dessus des niveaux habituels ».

Préoccupations concernant l’estimation de la BoE relative à la croissance des salaires compatible avec l’objectif d’inflation
Une croissance des salaires de 3 % est compatible avec une inflation de 2 %
Un ralentissement supplémentaire de la hausse des salaires est nécessaire pour atteindre l’objectif d’inflation mesurée par l’IPC
La population remarque l’inflation lorsqu’elle dépasse 3 %
Les chocs d’offre resteront nombreux
Il faut s’inquiéter du risque que l’orientation de la politique monétaire ne soit pas suffisamment restrictive
Les anticipations d’inflation sont ancrées au-dessus des niveaux habituels
L’inflation mesure la hausse des prix d’un panier représentatif de biens et de services. L’inflation globale est généralement exprimée en pourcentage de variation d’un mois sur l’autre et en glissement annuel. L’inflation sous-jacente exclut les composantes les plus volatiles, comme l’alimentation et les carburants, dont les prix peuvent fluctuer en raison de facteurs géopolitiques et saisonniers. L’inflation sous-jacente est l’indicateur privilégié par les économistes et celui que ciblent les banques centrales, dont le mandat est de maintenir l’inflation à un niveau maîtrisé, généralement autour de 2 %.
L’indice des prix à la consommation (IPC) mesure l’évolution des prix d’un panier de biens et de services sur une période donnée. Il est généralement exprimé en pourcentage de variation d’un mois sur l’autre et en glissement annuel. L’IPC sous-jacent est l’indicateur ciblé par les banques centrales, car il exclut les composantes volatiles que sont l’alimentation et les carburants. Lorsque la hausse de l’IPC sous-jacent dépasse 2 %, cela entraîne généralement une augmentation des taux d’intérêt, et inversement lorsqu’elle passe sous 2 %. Des taux d’intérêt plus élevés étant favorables à une devise, une inflation plus forte se traduit généralement par un renforcement de celle-ci. L’inverse se produit lorsque l’inflation diminue.
Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, une inflation élevée dans un pays fait monter la valeur de sa devise, tandis qu’une inflation plus faible produit l’effet inverse. En effet, la banque centrale relève normalement ses taux d’intérêt pour lutter contre une inflation plus forte, ce qui attire davantage de capitaux internationaux provenant d’investisseurs à la recherche de placements rémunérateurs.
Autrefois, l’or était l’actif vers lequel les investisseurs se tournaient en période de forte inflation, car il conservait sa valeur. Si les investisseurs continuent souvent d’acheter de l’or pour son rôle de valeur refuge lors de turbulences extrêmes sur les marchés, ce n’est toutefois pas le cas la plupart du temps. En effet, lorsque l’inflation est élevée, les banques centrales relèvent leurs taux d’intérêt pour la combattre. Des taux d’intérêt plus élevés sont défavorables à l’or, car ils augmentent le coût d’opportunité de sa détention par rapport à un actif portant intérêt ou à un placement sur un compte de dépôt rémunéré. À l’inverse, une inflation plus faible tend à favoriser l’or, car elle entraîne une baisse des taux d’intérêt, ce qui rend le métal précieux plus intéressant comme solution de placement.