Himino, de la BoJ, déclare que l’inflation sous-jacente a presque atteint l’objectif de 2 %

Le sous-gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Ryozo Himino, a déclaré mercredi que l’inflation sous-jacente était presque au niveau de l’objectif de 2 %, ajoutant que les conditions financières restaient accommodantes.

Principales déclarations

La forte demande liée à l’AL stimule les dépenses d’investissement et les exportations. 

L’inflation sous-jacente est presque au niveau de l’objectif de 2 %. 

L’inflation sous-jacente devrait s’aligner sur l’objectif de la Banque du Japon. 

Les anticipations d’inflation à moyen et long terme continuent d’augmenter. 

Les conditions financières restent accommodantes. 

Les taux d’intérêt réels restent bas et le crédit bancaire progresse rapidement. 

Reporter les ajustements de politique monétaire pourrait engendrer des risques inflationnistes et nuire à l’économie. 

Les risques de hausse des prix sont élevés. 

Assurer la stabilité des prix grâce à une politique monétaire appropriée renforcerait la croissance durable du Japon. 

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Réaction du marché

Au moment de la rédaction, la paire USD/JPY progresse de 0,13 % sur la journée, à 158,35.

Himino, de la BoJ, alerte sur la montée des risques inflationnistes, soutenant ainsi le yen

Himino, de la BoJ, obtient une note de 8,2/10 sur FXS Speechtracker, exactement conforme à la moyenne historique. Toutefois, l’accent mis sur une « inflation sous-jacente presque à 2 % » et sur la hausse des anticipations à moyen et long terme traduit une légère inflexion en faveur d’un resserrement monétaire. La vigueur des dépenses d’investissement et des exportations portée par l’AL, la croissance rapide du crédit bancaire et la faiblesse des taux réels sont présentées comme autant de raisons pour lesquelles un report des ajustements de politique monétaire pourrait accentuer les risques de hausse des prix. Cela témoigne d’une réticence croissante à prolonger une politique ultra-accommodante.

L’avertissement selon lequel un report de l’action pourrait « nuire à l’économie » et l’accent mis sur la stabilité des prix grâce à une « politique monétaire appropriée » renforcent les arguments en faveur d’une normalisation progressive. Sur le marché des changes, la combinaison de risques élevés de hausse des prix et d’un ton plus ferme concernant les futurs ajustements de politique monétaire devrait contribuer à soutenir le yen, surtout si les prochaines données confirment que l’inflation sous-jacente converge vers l’objectif de la Banque du Japon.

Questions fréquentes sur la Banque du Japon

La Banque du Japon (BoJ) est la banque centrale japonaise, chargée de définir la politique monétaire du pays. Son mandat consiste à émettre les billets de banque et à assurer le contrôle de la monnaie et la conduite de la politique monétaire afin de garantir la stabilité des prix, ce qui se traduit par un objectif d’inflation d’environ 2 %.

La Banque du Japon a engagé une politique monétaire ultra-accommodante en 2013 afin de stimuler l’économie et de relancer l’inflation dans un contexte de faible hausse des prix. Sa politique repose sur l’assouplissement quantitatif et qualitatif (QQE), qui consiste à créer de la monnaie pour acheter des actifs, tels que des obligations d’État ou d’entreprises, afin d’injecter des liquidités. En 2016, la banque a renforcé sa stratégie et assoupli davantage sa politique, d’abord en instaurant des taux d’intérêt négatifs, puis en contrôlant directement le rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans. En mars 2024, la BoJ a relevé ses taux d’intérêt, amorçant ainsi une sortie de sa politique monétaire ultra-accommodante.

Les mesures de relance massives de la banque ont entraîné une dépréciation du yen face aux principales autres devises. Ce phénomène s’est accentué en 2022 et 2023 en raison d’une divergence croissante entre la politique de la Banque du Japon et celle des autres grandes banques centrales, qui ont choisi de relever fortement leurs taux d’intérêt pour lutter contre une inflation à des niveaux inédits depuis plusieurs décennies. La politique de la BoJ a creusé les écarts de taux avec les autres devises, pesant sur la valeur du yen. Cette tendance s’est partiellement inversée en 2024, lorsque la BoJ a décidé d’abandonner sa politique ultra-accommodante.

La faiblesse du yen et la flambée des prix mondiaux de l’énergie ont entraîné une accélération de l’inflation au Japon, qui a dépassé l’objectif de 2 % de la BoJ. La perspective d’une hausse des salaires dans le pays – un facteur clé alimentant l’inflation – a également contribué à cette décision.